CAFE DES PARENTS

FRATRIE : DE L’AMOUR A LA HAINE

Ou comment bien vivre ensemble


Huit et Demi – 9 janvier 2010

C'était une première ! cette rencontre entre parents a permis de nombreux échanges, témoignages et "recettes" ...

Nous vous en livrons ici une synthèse... bonne lecture !

Un prochain café des parents sera proposé en avril....Le thème reste à définir n'hésitez pas à nous faire part de vos souhaits.

Qu'est ce que la fratrie ? : frères / sœurs mais aussi ½ frères, ½ sœurs ou enfant sans lien de parenté mais qui vivent sous le même toit… ?


Relations très fortes qui font que certains n’imaginent pas se « séparer » et vivre dans une maison différente quand ils seront grands …


Les enfants ont besoin des rivalités et de la complicité pour se construire …



Quelques situations du côté des enfants…

Et du côté des parents …

Rivalités :

Enfants presque du même âge (ou pas)

inscrits aux mêmes activités ; mêmes écoles ; mêmes « copains ou copines » …


Essayer d’entendre la demande de l’enfant de ne pas se « supporter » toujours son frère ou sa sœur …

Rivalités dans les jeux :

aîné peut avoir besoin d’affirmer sa « supériorité » :

Ex : les enfants jouent à l’école : l’aîné joue la maîtresse, le plus jeune est l’élève (toujours puni, ou à se faire gronder …)

Ex Jeux de société : le plus jeune perd car le jeu (choisi par l’aîné) n’est pas adapté à son âge …


Proposer d’inverser les rôles


Expliquer « que c’est normal de perdre si le jeu n’est pas de son âge » et proposer des jeux plus « pour tous ».


Constat d’un cycle : période « où tout va bien » et montée de la pression – Intervention de l’adulte – le jeu reprend dans le calme …

Jalousie

Les plus âgés convaincus que le 3ème (le petit dernier) est le ou la « chouchou » …

Au même âge il peut faire « plus de choses » (sorties, retour de l’école …)

Les parents s’en défendent …

Discussion sur « nous ne sommes pas les mêmes parents » pour le premier, le second, le troisième …. Plus de maturité, d’expérience, … donc nous réagissons différemment …

Solution : essayer de garder certaines règles d’un enfant à l’autre …

Constat que cela est difficile car non seulement le parent change mais chaque enfant est aussi différent (maturité …)

Complicité des enfants

Elle peut prendre différentes formes :

  • Tous les enfants complices contre le(s) parent(s) qui sont exclus de la relation

  • Complicité entre enfants contre l’autre enfant (2 contre 3)


La complicité est possible si les parents autorisent le contact entre les enfants sinon, ils ne se rencontrent pas et ne peuvent installer une relation …


Parfois les enfants peuvent mettre les parents en difficulté s’ils sont plus nombreux (3 et  +) que les 2 parents …qui ont du mal …


Difficulté aussi quand un parent est souvent absent et que l’autre parent reste seul …

Comparaison entre enfants


  • Les enfants se comparent entre eux (résultats scolaires, sportifs, actes de la vie …)

  • Les parents comparent leurs enfants

  • Les Tiers (enseignants, membres de la famille…)


Qu’est ce qu’on compare ? pourquoi ? comment ? Que faut-il faire ??


Lecture et échanges autour d’un extrait du livre de Marcel Rufo : frères et sœurs, une maladie d’amour :

« (…) Je ne saurais trop leur recommander de ne pas abuser des comparaisons afin d’éviter aux uns et aux autres de développer un complexe d’infériorité. Leur tâche principale est de permettre à chacun de trouver sa place dans la famille, puis dans la société. Je constate tous les jours les conséquences désastreuses des comparaisons entre frères et sœurs et leurs répercussions dévastatrices, notamment sur le plan scolaire. Ainsi, certains enfants sabotent leurs études pour ne pas être conformes à leur frère ou à leur sœur. (…)»

L’enfant peut réclamer (expressément ou non) un moment de tête à tête :

  • Avec son père ou sa mère

  • Avec les grands-parents

Essayer de garder des moments (même courts) pour se retrouver seul avec un seul enfant. Permet le dialogue et permet à l’enfant de se sentir unique !

Certains parents organisent des vacances à tour de rôle chez les grands-parents :

  • Relation personnelle avec les grands-parents

  • Moins de fatigue pour les grands parents (qui vieillissent quand les enfants grandissent …)

Place dans la fratrie


Le comportement de l’enfant est différent suivant la place dans la fratrie :

Aîné se sent responsable …des ou du suivant… ça peut contribuer à la rivalité et à la jalousie …

Même tout petit (3 ans) peut montrer par certains gestes qu’il est plus « grand » …

Les aînés : « des petits parents » …

Difficultés pour les « plus jeunes » de faire leur place …


Echanges entre les parents sur « leur » place au sein de la fratrie et les relations entretenues avec leurs frères et sœurs (avant et aujourd’hui encore).

Comparaison avec la situation vécue par leurs enfants …


Notre positionnement en tant que parents dépend aussi de notre place dans notre fratrie …



Les parents doivent-ils intervenir dans les conflits ?


Ça dépend l’importance du conflit (pas de mise en danger d’un enfant par l’autre)

Arbitrage essentiel : privilégier le dialogue, écarter l’autoritarisme…

Ecouter la version de l’un et de l’autre, éviter de soutenir systématiquement le plus jeune, essayer de ne prendre partie ni pour l’un ni pour l’autre …

Rôle de médiateur …


Possibilité aussi de faire intervenir un tiers (voisin, grand-parent, professionnel …)

Le fait que les parents doivent savoir accepter leurs erreurs et le cas échéant s'excuser si leur comportement n'était pas approprié à la situation est soulevé : c'est une phase  importante dans la relation parents/enfants.